Plus de 4 filles sur 10 se considèrent comme un peu ou beaucoup trop grosses, soit le double des garçons. C’est paradoxal : les garçons sont majoritairement en surpoids ou en obésité (14.6% contre 10.6%) alors que les filles sont majoritairement de corpulence mince (20.8% contre 17% en 6e).
Les stéréotypes sexistes influencent, dès l’adolescence, nos consommations et nos pratiques alimentaires et génèrent des inégalités en termes de santé physique et psychique : 8,4% des femmes sont touchées par un trouble du comportement alimentaire au cours de leur vie, contre 2,2% des hommes.
Éduquer à l’alimentation, c’est aussi prendre en compte le contexte sociétal dans lequel les adolescent·es construisent leur rapport à leur assiette et à leur corps.
Tendances à la privation, état de santé, rapport au corps différencié, connotation des aliments, sur-consommations de sucre ou de viande, inégalités dans la charge domestique : voilà ce qui est au programme de nos séances pédagogiques !
Nous sommes en train de concevoir des outils qui seront testés en classe pendant l’année 2026-2027. Vous voulez contribuer au projet ? bénéficier des premiers tests ? Contactez-nous !
Parmi les premiers outils imaginés :
Elodie Leszczak, doctorante en sociologie à l’ENS de Lyon, est venue partager les premiers résultats de sa thèse sur la sociologie des agents de restauration scolaire lors de notre Journée de regroupement du 30 mars 2026.
Elle fait partie du comité scientifique de ce projet Laboratoire.