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Recherches menées

Penser le maintien des espaces agricoles à proximité de Lyon et, plus largement, des grandes métropoles

Cette recherche-action a été menée par Julie Le Gall, alors enseignante-chercheur géographe à l’ENS de Lyon (Laboratoire Environnement Ville Société).
Il s’agissait d’analyser le lien entre les métropoles et les espaces agricoles proches, et d’observer si un dispositif éducatif intégrant l’agriculture pouvait influencer les pratiques alimentaires des élèves vers une alimentation plus durable.

L’objectif spécifique était de créer un triple kit de sensibilisation à l’agriculture et l’alimentation de proximité :

  • un kit pédagogique (à destination des collégiens)
  • un kit de formation (à destination des enseignants)
  • un kit de recherche pour collecter les données sur les comportements, les représentations et leurs évolutions et les analyser (à destination des chercheurs).

Le kit fut construit en diffusant et en retravaillant une action exploratoire innovante menée aux Minguettes à Vénissieux auprès de dix établissements pilotes de l’Académie de Lyon, choisis dans des espaces défavorisés plus ou moins distants de l’agriculture (urbain, périurbain, rural).
En post-projet, ce kit, diffusable dans l’ensemble de l’Académie de Lyon et au-delà, doit susciter des dynamiques à l’échelle des territoires des établissements, grâce aux rencontres avec les acteurs locaux (agriculteurs, associations, institutions locales), afin d’encourager davantage de justice sociale et alimentaire.

En 2015, la recherche d’un nouveau financement amène à déposer un nouveau projet, intitulé "SENSIAGRI : sensibiliser des adolescents à l’agriculture les incite-il à mieux s’alimenter ?". Le projet veut analyser les représentations que les adolescents se font de l’agriculture et de l’alimentation dans différents milieux géographiques (urbains, ruraux, périurbains), sociaux (plus ou moins défavorisés), alimentaires (plus ou moins grandes diversité, densité, proximité d’une offre alimentaire de qualité). Lauréat du Programme national pour l’alimentation (PNA) pour l’Alimentation du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt en 2016 avec l’appui de la DRAAF Rhône-Alpes, le projet vise la réalisation d’un outil de formation des élèves et des enseignants sur les questions agricoles et de justice alimentaire, à l’origine des différentes ressources de ce site internet. Céline Revel, enseignante en Sciences de la Vie et de la Terre à Paul Claudel (Lagnieu) et associée à l’Institut français de l’Éducation, rejoint alors l’équipe de pilotage.

Enfin, ce travail a été remarqué également dans le champ des sciences de l’éducation, avec la publication d’un article dans les Cahiers Pédagogiques :

Comment l’école peut-elle devenir actrice de la justice alimentaire ?

Alexandra Pech est doctorante en géographie et anthropologie à l’École Normale Supérieure de Lyon et rédige une thèse sur l’éducation à l’alimentation et la notion d’environnement alimentaire scolaire dans les collèges. Cette thèse est co-dirigée par Julie Le Gall, co-fondatrice du Réseau Marguerite.
Dans le cadre de sa thèse, Alexandra Pech collabore notamment avec le Réseau Marguerite, et plus particulièrement avec les équipes du collège Henri Barbusse de Vaulx en Velin, du collège St Exupéry d’Ambérieu en Bugey.

A l’occasion de la fête de la science 2020, Julie Le Gall et Alexandra Pech ont rédigé un article pour le média The Conversation "Comment l’école peut-elle devenir actrice de la justice alimentaire ?".

Fin mars 2021, lors des Journées Rurales de Montpellier, colloque international réunissant des géographes travaillant sur les relations ville-campagne face à la question alimentaire, Alexandra Pech a présenté une partie des résultats de ses recherches :

L’école, agent de transformation du paysage alimentaire des adolescents ?
Une lecture à travers l’offre commerciale alimentaire dans et autour des établissements (Résumé à retrouver ci-contre).