Ce projet s’inscrit pleinement dans la ligne de plusieurs objectifs du Projet Alimentaire du Territoire Lyonnais et dans le Contrat de Ville métropolitain 2024-2030 en venant proposer non seulement un cadre de réflexion aux adolescents mais aussi un espace d’expression sur leurs environnements alimentaires.
Ce projet propose de lier les problématiques d’accès à une alimentation de qualité et celles de l’aménagement urbain, en s’intéressant à la place des fast-food dans le quartier du Mas du Taureau et dans l’espace urbain des adolescents vaudais. D’un coté, les grandes enseignes de restauration rapide occupent une place importante dans le tissu commercial urbain, et bénéficient d’un succès certain auprès d’un public jeune, qu’elles ciblent particulièrement. De l’autre, au sein du quartier du Mas du Taureau, de petits fast-food attirent les élèves et leur famille pour d’autres raisons.
Le projet a été imaginé autour de 5 séances pédagogiques, dont 4 animées par l’association Réseau Marguerite :
• la 1ère séance : elle a permis d’interroger le vécu des élèves quant aux enseignes de fast-food qu’ils connaissent, les raisons de leur attirance pour ces espaces et à révéler leurs besoins sous-jacents, à la fois sur le plan alimentaire, économique, culturel, et sur celui de l’aménagement urbain.
• la 2ème séance s’est intéressée au décryptage stratégies marketing des grandes enseignes (publicité, implantation, aménagement), et s’est attachée à décrypter ce qui caractérise leur localisation, leur implantation, leur aménagement (extérieur et intérieur) pour les comparer à celles des fast-food de leur quartier.
• la 3ème séance a emprunté le déroulé du food-transect : lors de la balade urbaine autour du collège, les élèves ont réalisé un transect des fast-food du quartier tout en annotant les stratégies employées pour attirer leur clientèle et en interrogeant les restaurants. Cela a eu pour but de prendre conscience de leur environnement alimentaire immédiat, de le caractériser, et de mesurer la place des fast-food. Cette séance a également été l’occasion d’interviewer les commerçants sur leurs conditions de travail et leur métier en vue de collaborer à la création d’une exposition des métiers de l’agriculture et de l’alimentation.
• La séance 4 consistait en une production collective des transects qui a permis de synthétiser ce qui caractérise les fast-food de leur quartier (inscription urbaine, localisation, aménagement, stratégies marketing…)
• La dernière séance permettra aux collégien·nes d’imaginer un fast-food idéal pour leur quartier ainsi que son menu.
En parallèle, en anglais et en SVT, les élèves approfondiront la thématique.
• En anglais : Au travers d’une séquence sur l’alimentation plusieurs points ont été étudiés : le lexique lié à la nourriture et les groupes alimentaires, les adverbes de fréquence, l’expression du conseil, la description d’un repas et/ou menu, savoir situer quelque chose dans l’espace.
Plusieurs supports issus de la culture américaine ont été étudiés (document de l’université d’Harvard, photographie de Carl Warner). La tâche finale était la suivante : « Ton collège a travaillé avec un scientifique américain spécialiste de l’alimentation. La/le scientifique conduit une expérience avec un menu de restaurant et des sujets d’expérimentation fictifs. Cette expérience a pour but de vérifier si tu as de meilleurs connaissances sur ce qu’est une alimentation équilibrée et sur les spécificités liées à l’alimentation en fonction des goûts ou intolérances alimentaires d’une personne. »
Autres ressources possibles : étude d’un extrait du film de The Founder et/ou extrait d’une scène de la série Friends.
Idées de prolongement : Créer une saynète avec mise en situation d’une commande passée au restaurant en anglais. Le serveur ou la serveuse devra conseiller ses client(e)s en fonction du rôle qui leur sera attribué (intolérance
alimentaire, allergie, goût pour un aliment…)
• En SVT : Des séances ont été menées sur l’alimentation humaine, les apports nutritifs et caloriques des menus, comment améliorer l’équilibre ou les apports nutritifs, et ont créé leur "Barbuscore" ce qui a permis d’aborder la notion de produits bruts/transformés/ultra-transformés, les additifs utilisés dans l’alimentation et leurs risques, ainsi que l’impact des emballages alimentaires, du transports, des conditions d’agriculture pris en compte dans le Planet’score.
Idées de prolongement : des séances peuvent être menées autour de la communication nerveuse et des sens mis en jeu dans les fast-food ou lors de la consommation d’un burger/tacos. Les élèves pourraient également travailler sur les apports nutritifs et caloriques des menus de fast-food. Ils les compareraient à ceux des emballages d’ingrédients, achetés en grande surface, permettant l’élaboration de ces même menus faits « maison ».